Il était une fois……

Il existait autrefois à Verdets un moulin auquel nous donnons le nom de Sibade…

Maître Sibade  était meunier, vivant de la farine que produisait le moulin. Ses descendants occupèrent ces lieux durant le XVIIème et le XVIIIème siècle.  Il était le fermier des Pères Religieux de LESCAR, alors propriétaires de cet ensemble.

S’agissant d’un moulin banal, les habitants de Verdets et de Poey  venaient obligatoirement y moudre leurs grains.

Vers la fin du XVIIIème siècle, les Religieux de Lescar ont vendu le moulin. Par la suite, plusieurs acquéreurs se sont succédés jusqu’à l’année 1893, date à laquelle le moulin fut partiellement détruit lors d’une grande crue du gave, et classé hors d’état de moudre. Déserté, laissé à l’abandon, le moulin a été recueilli par héritage ou succession par la famille Cames d’Escout.

 

La construction du moulin :

C’est au début du XVIIème siècle qu’apparaissent les premiers indices de ce moulin. Un document, conservé dans son intégralité, fait état d’un départ de construction du moulin. Il s’agit d’une convention en date de 1607, écrite en Béarnais.

Suite à cette convention, les travaux ne se réalisent pas. L’absence de documents ne nous permet pas de l’affirmer, mais il est fort probable que le décès du maître d’oeuvre Tristan Lassalle en soit la cause.

Enfin les années passent et ce n’est que vers l’année 1677 que les pères Barnabites du collège de Lescar reprennent le projet de construction d’un moulin à farine sur les communautés de Poey et Verdets le long des rives du gave, au lieu dit Artigues, ainsi que le témoigne l’acte passé à l’étude de Maître Lanne, notaire d’Oloron.

Un troisième document nous éclaire sur l’acquisition et continuité du canal jusqu’au gave.

Le meunier Sibade :

Des fragments en provenance d’un vieux livre de compte font état du meunier Sibade en 1714. On trouve que ce dernier reçoit une somme de 10 francs de la part d’un certain Capdevielle de Poey, en décharge d’un compte vieux.

Des transactions de maïs, de blé, de seigle et autres céréales sont consenties entre Sibade et les particuliers de Poey, de Verdets et quelque fois d’Orin. On note aussi du négoce sur plusieurs sacs de sel dont le meunier est détenteur. Enfin, un document plus explicite relate que le meunier Sibade a fourni plusieurs mesures de farine en date de 1792 pour un client dont le nom n’est pas évoqué.

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